Portes et fenêtres en péril

Archéologie urbaine d’éléments décoratifs : petit jeu de Monopoly rémois.

Première question :

dans quelle petite rue se trouve cette grande et belle baie vitrée et ces fenêtres basses jumelées avec leurs ferronneries ?

P1000787a - Copie P1000786a - Copie

P1000788a

Un indice supplémentaire :

dans la petite rue, sur le côté de cette maison de la Reconstruction, on trouve ce petit témoignage d’une très ancienne habitation détruite pendant la guerre 14-18.

P1000791a - Copie

 

 

Un autre indice :

La façade de cette maison et sa superbe porte d’entrée monumentale est située au n° 23  de la rue des Élus.

 

Quel est donc le nom de cette petite rue de Reims ?

Un peu d’histoire locale ?
– Pendant la Grande Guerre, la municipalité avait créé, avec l’aide des Beaux-Arts à Paris et de la SAVR (Société des Amis du Vieux Reims) sur place, des dépôts pour recueillir les éléments architecturaux des bâtiments ravagés, à cette époque, par les bombardements.

Question subsidiaire : que deviendraient ces éléments de décoration architecturale, en particulier les remarquables ferronneries sur mesure, dans le cas où cet immeuble viendrait à disparaitre ?

Si vous réussissez à répondre ou si vous êtes curieux, passez à la

Deuxième question

Dans quelle rue et sur quelles maisons trouve-t-on dix  barres d’appui de fenêtres faites sur ce même modèle industrialisé mais de différentes largeurs ?

IMG_1477a IMG_1478IMG_1473a IMG_1476aIMG_1474

un indice :

Dans cette rue, une de ces deux maisons risque d’être démolie bientôt (permis de  construire/démolir sur la petite porte de la rue Saint-Symphorien où une grande fouille archéologique a eu lieu il y a quelques années…)

Quand vous aurez trouvé la rue, autre question subsidiaire :

Existe-t-il un rapport entre la question 1 et la question 2 : – oui au moins un, quel avenir pour ces éléments de décoration architecturale, exceptionnels ou industriels ?

Encore un peu d’histoire  locale ?

–  C’est le traumatisme exceptionnel de 14-18, en particulier la destruction, le 19 septembre 1914 au Tau, du Grand Musée Rémois puis l’arrivée de la crise et de la seconde guerre mondiales qui pourraient expliquer qu’ aujourd’hui Reims a du mal à concevoir un lieu de dépôt et de conservation-valorisation pour étudier et montrer tous les vestiges architecturaux urbains de toutes époques. Pour une ville d’art, d’histoire, de Patrimoine, etc., c’est un manque qui risque de devenir criant, vu l’accélération des démolitions. La photographie et le partage numérique ne sont qu’un pis-aller face aux destructions, évitables ou pas, dues au temps, à la densification urbaine à la mode,etc…